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Le crédit pour les professions libérales

L’accès au crédit pour les professions libérales n’est pas aussi facilité que les salariés ou les fonctionnaires, tout simplement parce que leur situation professionnelle et personnelle sont confondues. Ils doivent montrer patte blanche avant de pouvoir prétendre à un crédit, lequel fait bien souvent l’objet d’une étude approfondie.

Le crédit pour les professions libérales

Les professionnels libéraux en France

En France, on recense un peu plus d’1 million de professions libérales dont 234 670 auto-entrepreneurs (selon les chiffres du CNPL), ces professionnels sont surtout situés en Ile de France et en région PACA. La grande majorité concerne des entreprises de santé (infirmiers, kinésithérapeutes, médecins, pharmaciens, etc…) et techniques (architectes, intermédiaires de commerce, agents d’assurance, etc…).

Ces professionnels ont bien souvent besoin de crédits bancaires pour assurer leur activité, c’est notamment le cas pour financer le véhicule nécessaire aux déplacements. De plus en plus de personnes se tournent vers la location avec option d’achat, un contrat de crédit permettant de louer un véhicule en réglant chaque mois une échéance de prêt, les entretiens étant compris dans le contrat. D’autres investissements concernent la mise en place de l’activité ou l’achat de locaux, des besoins particuliers pour débuter une activité ou encore faire face à la saisonnalité de la profession.

Obtenir un crédit en profession libérale : les critères

Un emprunteur en situation professionnelle libérale va devoir constituer un dossier solide pour obtenir un prêt immobilier ou un regroupement de crédits (voir ce site). Ces gros financements sont soumis à des études approfondies et les prêteurs sont très regardants sur la situation de l’emprunteur, ses actifs, ses charges, ses revenus et plus généralement son activité professionnelle. Il est quasiment impossible de donner suite à un financement sans avoir au minimum les 3 derniers bilans (suite à la déclaration comptable) et les 3 derniers avis d’imposition, en plus des documents classiques à fournir comme les 3 derniers relevés de compte, les justificatifs de crédits ou encore la quittance de loyer (ou offre de prêt immobilier).

L’activité professionnelle étant étroitement liée à la vie personnelle, les banques s’assurent que leur futur client est en mesure de faire face à ses responsabilités. De plus, certaines activités étant saisonnières, il s’agit de pouvoir proposer à l’emprunteur une mensualité adaptée, si possible ajustable à ses besoins. En matière de taux et de durée, les financements proposés sont similaires à ceux des salariés, on propose généralement un taux fixe sur des durées pouvant s’étendre entre 12 mois et 30 ans, suivant le projet et le type de crédit.

Les garanties exigées

Garantir le prêt est une sécurité pour le prêteur, il en existe essentiellement deux : la garantie hypothécaire ou caution et l’assurance de prêt. La garantie du crédit peut se mettre en place avec une hypothèque du bien immobilier, cela implique un passage chez le notaire et des frais de mise en place, la caution repose sur un principe différent, celui de garantir le prêt par le biais d’une société de cautionnement qui se propose comme le garant en cas de non-paiement.

L’assurance emprunteur est une garantie en cas de non remboursement des mensualités, cela permet en cas de maladie, de décès ou d’incapacité de pouvoir continuer à rembourser les échéances. Cette couverture protège l’emprunteur mais son coût peut être important, il convient de négocier un tarif préférentiel ou de recourir à la délégation d’assurance.

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