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Crédit professionnel : comparateur et simulation gratuite

Pour développer leur activité, acheter du matériel, financer une création d’entreprise ou tout simplement pallier un manque de trésorerie, les entreprises sollicitent régulièrement un crédit bancaire professionnel. Uniquement dédié aux professionnels exerçant une activité indépendante, ce financement octroyé par une banque ou un organisme prêteur comporte des caractéristiques spécifiques. Type de financements, type de prêts, garanties ou encore assurance emprunteur, passons en revue tout ce qu’il faut savoir sur le crédit professionnel ou prêt pro.

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Qu’est-ce qu’un crédit professionnel ?

Le crédit professionnel est comme son nom l’indique un prêt octroyé exclusivement aux entrepreneurs, personnes physiques, ou aux entreprises, personnes morales. L’activité professionnelle est exercée en tant qu’indépendant ou en entreprise dite individuelle. Peu importe la nature de l’activité exercée ou la taille de l’entreprise, le crédit bancaire s’adresse aussi bien aux TPE qu’aux PME ou aux grands groupes.

Les caractéristiques du prêt professionnel

Le crédit professionnel s’apparente le plus souvent à un crédit classique comme celui destiné aux particuliers. Il comporte :

  • un montant nominal qui dépend du type de projet financé ;
  • un taux d’intérêt, la rémunération de la banque, calculé en fonction du risque estimé par l’organisme prêteur ;
  • une durée et des modalités de remboursement variable de 3 à 7 ans, voire beaucoup plus s’il s’agit d’un crédit professionnel immobilier.

Comme pour la recherche d’une offre de crédit aux particuliers, les professionnels comparent les offres à l’aide d’un simulateur en ligne. Cet outil est gratuit et sans engagement. Il permet de faire jouer la concurrence et d’obtenir les meilleures propositions notamment en termes de taux d’intérêt.

Les documents à fournir pour un crédit professionnel

Pour obtenir un crédit professionnel, l’entreprise ou l’entrepreneur doivent fournir un certain nombre de documents :

  • le Kbis ou n° SIRET ;
  • le justificatif d’identité et de domiciliation ;
  • le prévisionnel financier ;
  • les relevés bancaires ;
  • les bilans comptables ;
  • les justificatifs fiscaux et sociaux.

Ces documents permettent d’évaluer la possibilité de financement et la décision d’octroi ou non du crédit professionnel : taux, montant, remboursement.

Que financer avec un crédit professionnel ?

Il existe quatre types de financement possible avec un crédit professionnel. En fonction du projet financé, un type de prêt sera proposé par la banque. Les quatre catégories de financement définies par la Banque de France sont :

  • Le financement pour l’investissement de biens et équipements matériels : machines, outils, véhicules, etc.
  • Le financement pour l’investissement de biens immatériels : brevet, licence, formation professionnelle, etc.
  • Le financement pour l’investissement immobilier : parts sociales, acquisition bureaux, locaux, terrains, etc.
  • Le financement d’un besoin de trésorerie : fonds de roulement, difficulté de paiement passagère.

Quels sont les types de crédits professionnels ?

Il existe plusieurs types de crédit professionnel. C’est le type de projet financé qui détermine le type de crédit adéquat. En cas de refus de prêt, l’entrepreneur peut se tourner vers les nouveaux moyens de financement participatif : le crowdlending. Via une plateforme en ligne dédiée, les particuliers prêtent l’argent nécessaire : création d’entreprise, lancement de produits, etc.

Le prêt amortissable professionnel

Parmi les différents types de crédits professionnels, le prêt amortissable est le plus classique. Il dispose des mêmes spécificités que le crédit amortissable destiné aux particuliers. La banque prête un capital à taux fixe ou variable avec échéances de remboursement mensuelles sur une durée négociée. Le prêt amortissable finance des biens matériels ou immatériels.

Le crédit-bail ou leasing

Le crédit-bail appelé aussi leasing est un prêt location avec option d’achat. Il finance, sans avoir à les posséder des bien immobiliers (location de bureaux) ou des biens matériels (location de véhicules ou machines). C’est l’établissement prêteur qui achète et donc possède le bien. Il le loue à l’entreprise qui en contrepartie lui verse une mensualité. Le crédit-bail présente des intérêts fiscaux pour l’entreprise : pas d’immobilisation dans le bilan comptable et possibilité de déduire les mensualités versées au titre de charges.

Le crédit renouvelable professionnel

Le crédit renouvelable, appelé aussi crédit revolving, possède les mêmes caractéristiques que le crédit renouvelable destiné aux particuliers. L’organisme prêteur met à disposition de l’entreprise une somme d’argent dont le montant est fixé au préalable par les deux parties. Ce capital est utilisable en plusieurs fois ou en une seule fois, au gré des besoins. En raison de taux d’intérêt très élevés, le crédit renouvelable s’utilise généralement sur le très court terme pour pallier une situation d’urgence.

L’affacturage

L’affacturage appelé aussi factoring est une solution de financement des factures ou créances clients de l’entreprise dans l’attente de leur paiement ou recouvrement à échéance. Un établissement spécialisé, le factor, avance le règlement ou les sommes dues. En échange de ses services, le factor perçoit des commissions.

Le prêt in fine professionnel

Le prêt in fine se destine au financement d’un investissement immobilier. Avec ce type de crédit, l’entreprise rembourse mensuellement seulement les intérêts. Le capital est remboursé en une seule fois à l’issue de la durée du crédit. Le prêt in fine professionnel permet de bénéficier d’avantages fiscaux. Pour l’obtenir, le nantissement exigé par les banques en garantie est très important.

Le crédit de trésorerie professionnel

Le crédit de trésorerie permet aux entreprises de financer des besoins temporaires de trésorerie. Il facilite sur le court terme le fonctionnement de l’entreprise : paiement des fournisseurs dans l’attente des règlements clients par exemple. La banque octroie ce type de crédit sous forme de découvert autorisé, de facilité de caisse ou d’un crédit de campagne dans le cadre d’une activité saisonnière.

Quelles garanties demandent les banques avec un crédit professionnel ?

Pour octroyer un crédit professionnel, les banques étudient de nombreux critères comme la viabilité du projet, la capacité financière ou les compétences de l’entreprise. Elles exigent également des garanties destinées à les prémunir en cas de défaut de paiement. Les garanties de prêt revêtent différentes formes en fonction du type de projet financé. Nous en avons dénombré quatre : l’hypothèque, le nantissement, le cautionnement et la contre-garantie.

L’hypothèque et la garantie privilège prêteur de deniers

L’hypothèque est une garantie qui va souvent de pair avec un crédit professionnel immobilier. En cas de défaillance de l’entreprise, le prêteur devient propriétaire du bien pour lequel est octroyé le prêt. Il peut alors le revendre et solder le prêt. Avec une garantie privilège prêteur de denier, mise en place aussi avec un crédit immobilier, l’organisme prêteur est le premier remboursé en cas de non-remboursement du capital par l’emprunteur. Sur décision de justice, le bien est saisi puis vendu. Avec la somme récupérée, le capital du prêt est soldé. La somme restante sert à payer les autres dettes, le cas échéant ou est restituée à l’entreprise.

Le nantissement

L’entreprise présente en garantie à la banque un nantissement de biens incorporels dont elle garde la jouissance : des parts sociales, un fonds de commerce ou un contrat d’assurance-vie par exemple. Il s’agit d’un gage qui permet à la banque de garantir son prêt en cas de défaillance de l’emprunteur.

Le cautionnement

Une ou plusieurs personnes morales ou physiques se portent garantes du crédit professionnel contracté par l’entreprise auprès de la banque. Dans le cas où l’emprunteur ne peut rembourser son prêt, la banque se tourne vers ces personnes pour le versement des mensualités dues.

La contre-garantie

La contre-garantie est un dispositif permettant de garantir le crédit professionnel auprès de la banque. Une partie du risque de défaut de paiement est transférée à des organismes de caution mutuelle comme BPI France, SIAGI ou encore SACCEF. En contrepartie, l’emprunteur verse une commission à l’organisme.

L’assurance emprunteur est-elle obligatoire avec un crédit professionnel ?

En pratique, l’assurance emprunteur avec la souscription d’un crédit professionnel n’est pas obligatoire. Dans les faits, la banque l’exige la plupart du temps. Il s’agit notamment de couvrir le dirigeant de l’entreprise et la banque en cas de sinistres l’empêchant de rembourser le prêt contracté. L’assureur prend le relais et règle les mensualités à la banque. Les risques couverts sont le décès, la maladie et l’accident. Les garanties essentielles d’une assurance emprunteur sont :

  • la garantie décès ;
  • la garantie perte totale et irréversible d’autonomie ou PTIA ;
  • la garantie invalidité permanente partielle ou IPT ;
  • la garantie incapacité temporaire de travail ou ITT.

La solution pour trouver une offre de crédit professionnel ? Commencer par une simulation gratuite en ligne pour connaître les conditions de financement : type de prêt, capital, durée, mensualités. Puis recourir à un comparateur en ligne pour mettre en concurrence les organismes et obtenir des devis personnalisés. Cet outil sans engagement est un allié précieux lors de sa recherche d’un partenaire financier. Si l’entrepreneur manque de temps ou souhaite être accompagné dans sa recherche de crédit professionnel, il peut solliciter les services d’un courtier. Conseil, fin connaisseur du marché et négociateur hors pair, il gère le dossier de crédit professionnel de A à Z pour son client.

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