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Micro-crédit, Mini-crédit : quelles différences ?

Micro-crédit, Mini-crédit : quelles différences ?

Dans le cadre des emprunts à faible montant, on entend parler de micro-crédits et de mini-crédits. Si les termes se ressemblent et se confondent parfois, il s’agit pourtant bien de deux types de prêts bien distincts. En effet, si le micro-crédit a une visée sociale et s’adresse aux personnes à faibles revenus qui ne peuvent prétendre à un crédit classique, le mini-crédit est une avance d’une très petite somme aux taux explosifs et bien souvent piégeuse, qui s’adresse à tous ceux qui désirent disposer d’argent. Faisons le point sur ces deux emprunts pour mieux les distinguer.

Micro-crédit : de quoi s’agit-il ?

Le micro-crédit, également connu sous le nom de micro-crédit personnel ou de micro-crédit social, est une catégorie de prêt personnel au montant très limité. L’emprunteur ne peut obtenir plus de 5 000 euros avec ce type de crédit, bien que certaines négociations soient possibles selon l’établissement prêteur.

Mais le micro-crédit est avant tout un prêt allégé destiné à aider les personnes en difficulté. En effet, si son montant est limité – même s’il est possible d’obtenir jusqu’à 7 000 euros selon les situations –, il en va de même de ses taux d’intérêt et de sa durée. Avec un emprunt à un taux de 0,5 à 4 % pour une durée de remboursement qui évolue entre 6 et 36 mois, ce micro-crédit n’occasionne pas de frais d’assurance, aucun frais de dossier et aucune pénalité pour remboursement anticipé.

Le micro-crédit : pour qui ?

Le micro-crédit est garanti à 50 % par l’État et à 50 % par la banque prêteuse. Il s’adresse aux personnes qui ne disposent pas de revenus suffisants pour accéder aux prêts classiques, notamment aux ménages qui ont des revenus trop élevés pour prétendre aux aides sociales, mais trop faibles pour financer des besoins sans recourir à un emprunt.

En somme, le micro-crédit est avant tout un prêt destiné aux étudiants, aux jeunes, aux chômeurs, aux bénéficiaires du RSA, aux personnes âgées à faibles revenus, aux salariés en CDD ou à temps partiel, aux intérimaires, aux travailleurs saisonniers, aux bénéficiaires d’une allocation adulte handicapé, etc. En effet, à la différence des crédits classiques, les banques tiennent compte du « reste à vivre » du demandeur pour accorder un micro-crédit. Cette solution permet à des personnes à faibles revenus de bénéficier d’une possibilité d’emprunt sans avoir recours à des crédits renouvelables qui conduisent dans la grande majorité des cas à des situations de surendettement.

Quels sont les projets financés avec un micro-crédit ?

D’après l’Observatoire de l’inclusion bancaire, le micro-crédit social ou personnel finance dans 90 % des cas la mobilité et l’emploi. En effet, on y retrouve essentiellement des financements pour acquérir un véhicule ou le réparer afin de pouvoir se rendre au travail, pour financer l’obtention du permis de conduire, pour payer des frais de scolarité ou suivre une formation, etc.

Néanmoins, le micro-crédit peut être souscrit pour permettre l’achat de biens matériels, mais ceux-ci doivent répondre à un besoin en lien avec l’emploi (ordinateurs, etc.) ou la mobilité, s’inscrire dans le cadre des besoins de première nécessité (réfrigérateur, lit, etc.), la santé (lunettes, soins dentaires, etc.) ou permettre le remboursement de dettes (retards de paiement du loyer, crédits, etc.).

Comment souscrire un micro-crédit ?

Le micro-crédit est généralement souscrit par le biais d’un accompagnement par un acteur associatif. Cet organisme joue l’intermédiaire afin de rassurer la banque et s’assurer que l’emprunteur s’inscrit dans la réglementation du micro-crédit. Ceci permet en outre de réduire le risque bancaire.

L’organisme accompagnateur constitue le dossier de l’emprunteur après avoir fait le point avec lui sur sa situation et son projet. Il se charge de le présenter en commissions aux banques locales et de soutenir l’emprunteur dans le cadre du processus.

Mini-crédit : de quoi s’agit-il ?

Le mini-crédit est une forme de prêt différente du micro-crédit social ou personnel. Mais la confusion est fréquente, puisque ceux-ci sont également parfois qualifiés de micro-crédits. En effet, leur point commun réside dans le fait qu’il s’agit de prêts de petites sommes. Toutefois, la similarité s’arrête là, car ces emprunts n’ont rien de social ni d’avantageux ou de facilitant pour les personnes à faibles revenus et/ou en situation précaire.

Le mini-crédit consiste à prêter de manière instantanée de très petites sommes, puisque le plafond se situe à 1 000 euros, pour une très courte durée (de moins de 3 mois). Les banques ou les organismes financiers qui les proposent les présentent comme des solutions d’emprunt responsables, sans danger et préférables aux crédits traditionnels.

Pourtant, si ces mini-crédits sont gérés comme une avance sur salaire remboursée lorsque l’emprunteur perçoit finalement ses revenus, ils ne sont pas dénués du risque d’endettement. Ces mini-crédits ne sont pas encadrés comme les crédits à la consommation et les dérives sont pléthores. Puisqu’il s’agit de petites sommes, les emprunteurs sont incités à consommer sans crainte, et ces prêts sont parfois même présentés comme des solutions pour préserver la santé financière d’un ménage.

Le danger de ces mini-crédits réside également dans les taux exorbitants qui les accompagnent et les frais qu’ils occasionnent. En effet, la plupart des emprunteurs doivent choisir entre la possibilité de patienter 14 jours en moyenne pour percevoir le crédit demandé gratuitement ou à faible prix (tout de même 3 à 4 % de la somme empruntée), ou bien d’obtenir l’argent immédiatement contre des frais importants (7 à 30 % de la somme empruntée). En outre, les taux s’envolent – sans cadre légal – et oscillent entre 20 % de la somme empruntée à plus de 2 000 % !

Le mini-crédit : pour qui ?

Le mini-crédit s’adresse à tous, sans restriction. Néanmoins, les organismes prêteurs ciblent essentiellement les personnes vulnérables et à faibles revenus qui ne peuvent souscrire de prêt classique. C’est la raison pour laquelle ils présentent ces mini-crédits comme des alternatives responsables aux crédits conso.

Quels sont les projets financés avec un mini-crédit ?

Tout peut être financé dans la limite maximale de 1 000 euros. Néanmoins, aucun justificatif n’étant à fournir, l’argent emprunté peut servir à financer tout et n’importe quoi. Attention cependant, car les taux d’intérêt sont rarement mis en avant. Ils ne sont généralement clairement présentés à l’emprunteur qu’une fois celui-ci engagé.

Comment souscrire un mini-crédit ?

Pour souscrire un mini-crédit, il suffit de se renseigner auprès des banques en ligne qui le proposent. Les offres sont nombreuses sur internet.

Néanmoins, des associations de consommateurs alertent régulièrement les clients de ces banques et portent même régulièrement plainte contre certaines enseignes pour « pratiques commerciales trompeuses ». Malheureusement, le fait de proposer des prêts de sommes inférieures à 1 000 euros et pour une durée inférieure à 3 mois permet à ces organismes d’échapper au contrôle de la loi.

 
 

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