Le meilleur tauxpour votre financement
Conseils et outilspour vos finances
Devis gratuit, rapideet sans engagement
Frais kilométriques : comment les calculer et les déclarer sur ses impôts ?

Chaque année, lorsque le moment de déclarer ses impôts est venu, bon nombre de contribuables souhaitent bénéficier d’un remboursement des frais kilométriques liés à leur activité professionnelle. En effet, ces dépenses peuvent être mentionnées dans la catégorie des frais professionnels et sont déductibles des impôts. Néanmoins, pour les comptabiliser, un certain calcul doit être effectué et il ne faut prendre en compte que les trajets réalisés entre le domicile et le lieu de travail, jusqu’à un certain plafond. Faisons le point pour mieux comprendre comment calculer ses frais kilométriques et comment les déclarer sur ses impôts.
Le principe des frais réels
Chaque année, lorsque vous déclarez le montant de vos salaires annuels auprès de l’administration fiscale dans le cadre de vos impôts, un abattement de 10 % est systématiquement appliqué. Cet abattement est supposé supporter plusieurs frais qui entrent dans le cadre de vos dépenses professionnelles. Il s’agit notamment de couvrir vos dépenses en matière de repas, de frais kilométriques, de formation, d’équipement, etc. Ainsi, tous les contribuables déclarant des revenus bénéficient de cet abattement de 10 % sur le montant déclaré.
Néanmoins, si vous constatez que vos dépenses réelles sont supérieures à ces 10 % obtenus, vous pouvez opter pour la déduction des frais réels, une solution bien souvent plus avantageuse dans ce genre de situation.
Les frais kilométriques sont généralement le point qui permet de dépasser ce taux d’abattement de 10 % et de bénéficier des frais réels. En effet, si vous utilisez chaque jour votre véhicule pour vous rendre sur votre lieu de travail, les frais sont relativement élevés tout au long de l’année, entre le carburant, l’entretien du véhicule, les équipements nécessaires, etc. En conséquence, les salariés comme les professionnels libéraux (soumis à la déclaration des BNC – Bénéfices non commerciaux) peuvent déduire de leur montant imposable leurs frais kilométriques et profiter d’une déduction supérieure à cet abattement de 10 %.
Comment déclarer les indemnités kilométriques ?
La déduction des frais kilométriques est uniquement basée sur la distance à parcourir entre le domicile du contribuable et son lieu de travail. Néanmoins, cette distance est soumise à certaines limites.
Si la distance est inférieure ou égale à 40 km
Si la distance entre le domicile et le lieu de travail est inférieure ou égale à 40 km, c’est-à-dire inférieure ou égale à 80 km aller-retour, le contribuable peut tenir compte de la distance réelle dans le cadre de ses frais kilométriques.
Si la distance est supérieure à 40 km
Si la distance entre le domicile et le lieu de travail est supérieure à 40 km, c’est-à-dire supérieure à 80 km aller-retour, le contribuable ne peut, en théorie, déclarer le supplément kilométrique. En effet, par principe, la prise en compte de la distance par l’administration fiscale est limitée à 40 km. Dans ce cas, la déclaration sera de 40 km.
Néanmoins, dans certaines situations, il est possible de déclarer la totalité de la distance réelle. Pour ce faire, le contribuable doit pouvoir justifier de l’impossibilité ou de la difficulté à trouver un emploi plus proche de son lieu de résidence, ou encore du fait que son conjoint travaille à proximité du domicile.
Bien entendu, il convient de justifier ce dépassement de 40 km par une note explicative. Vous n’êtes pas obligé de fournir un justificatif avec votre déclaration d’imposition. En revanche, vous devez être en mesure de justifier vos frais kilométriques déclarés si l’administration fiscale vous le demande.
Un seul aller-retour journalier
Quelle que soit la distance parcourue, le contribuable ne peut déclarer qu’un seul trajet aller-retour par jour entre son domicile et son lieu de travail.
Néanmoins, là encore, des exceptions sont possibles. En effet, plusieurs allers-retours journaliers peuvent être comptabilisés en cas d’horaires de travail atypiques, de problèmes de santé ou encore du besoin d’être présent à son domicile en cours de journée pour s’occuper de personnes résidant sous le même toit (jeunes enfants, parent dépendant, etc.).
Comment calculer les frais kilométriques ?
Les frais kilométriques se calculent en multipliant le nombre de kilomètres parcourus et un coefficient lié à la puissance fiscale du véhicule.
Le calcul des frais kilométriques pour les voitures
Pour effectuer ce calcul, il vous faut tout d’abord connaitre la distance qui sépare votre domicile de votre lieu de travail. Multipliez-la par deux afin de connaitre la distance aller-retour parcourue chaque jour. Multipliez-la ensuite par le nombre de jours travaillés dans l’année pour connaitre la distance totale parcourue dans l’année pour vous rendre sur votre lieu de travail et revenir à votre domicile.
Lorsque vous disposez de cette distance totale annuelle, reportez-vous à la puissance fiscale de votre véhicule mentionnée sur la carte grise. Vous pourrez ensuite appliquer le bon coefficient.
Voici le barème kilométrique appliqué en 2021 :
- Voitures dont la puissance fiscale est inférieure ou égale à 3 CV :
- Jusqu’à 5 000 km parcourus : distance annuelle x 0,456
- De 5 001 km à 20 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,270) + 915
- Plus de 20 000 km parcourus : distance annuelle x 0,318
- Voitures dont la puissance fiscale est de 4 CV :
- Jusqu’à 5 000 km parcourus : distance annuelle x 0,523
- De 5 001 km à 20 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,291) + 1 447
- Plus de 20 000 km parcourus : distance annuelle x 0,352
- Voitures dont la puissance fiscale est de 5 CV :
- Jusqu’à 5 000 km parcourus : distance annuelle x 0,548
- De 5 001 km à 20 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,305) + 1 200
- Plus de 20 000 km parcourus : distance annuelle x 0,368
- Voitures dont la puissance fiscale est de 6 CV :
- Jusqu’à 5 000 km parcourus : distance annuelle x 0,574
- De 5 001 km à 20 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,320) + 1 256
- Plus de 20 000 km parcourus : distance annuelle x 0,386
- Voitures dont la puissance fiscale est supérieure ou égale à 7 CV :
- Jusqu’à 5 000 km parcourus : distance annuelle x 0,601
- De 5 001 km à 20 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,337) + 1 301
- Plus de 20 000 km parcourus : distance annuelle x 0,405
- Véhicules dont la puissance fiscale est de 1 ou 2 CV :
- Jusqu’à 3 000 km parcourus : distance annuelle x 0,341
- De 3 001 km à 6 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,084) + 768
- Plus de 6 000 km parcourus : distance annuelle x 0,213
- Véhicules dont la puissance fiscale est de 3,4 ou 5 CV :
- Jusqu’à 3 000 km parcourus : distance annuelle x 0,404
- De 3 001 km à 6 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,07) + 999
- Plus de 6 000 km parcourus : distance annuelle x 0,237
- Véhicules dont la puissance fiscale est supérieure à 5 CV :
- Jusqu’à 3 000 km parcourus : distance annuelle x 0,523
- De 3 001 km à 6 000 km parcourus : (distance annuelle x 0,067) + 1 365
- Plus de 6 000 km parcourus : distance annuelle x 0,295
Les frais kilométriques pour les cyclomoteurs et les vélomoteurs (inférieurs ou égaux à 50 cm3)
Pour ce calcul, il vous faut également disposer de la distance annuelle totale parcourue entre votre domicile et votre lieu de travail, aller-retour, comme indiqué ci-dessus.
Il vous faut ensuite effectuer le calcul suivant :
- Jusqu’à 2 000 km : distance annuelle x 0.272
- De 2 001 à 5 000 km : (distance annuelle x 0,063) + 416
- Plus de 5 000 km : distance annuelle x 0,147
Les frais kilométriques pour les motos et les scooters (supérieurs à 50 cm3)
Pour ce calcul, il vous faut également disposer de la distance annuelle totale parcourue entre votre domicile et votre lieu de travail, aller-retour, comme indiqué ci-dessus.
Il vous faut ensuite effectuer le calcul suivant.
L’évolution du barème lié aux frais kilométriques et frais non déductibles
Le barème est réévalué chaque année par l’administration fiscale. En effet, celui-ci est établi en fonction de plusieurs facteurs, comme les frais de carburant, de pneumatiques, d’entretien et de réparations, d’achat pour les protections et les casques (deux-roues), mais aussi la dépréciation du véhicule et le coût de l’assurance.
Par ailleurs, il est à noter que les propriétaires d’un véhicule électrique peuvent bénéficier d’une majoration de 20 % sur leurs frais kilométriques déductibles.
Enfin, précisons que les frais kilométriques ne tiennent pas compte des frais de stationnement, même si ceux-ci sont nécessaires et indispensables dans le cadre de l’exercice de l’activité professionnelle, ni des frais de réparations non prévus et liés à un déplacement professionnel, ni des intérêts du crédit souscrit pour l’achat du véhicule.
Autres dossiers
-
Réduire ses frais bancaires : que négocier avec son banquier ?
On estime en France à plus de 200 euros par an les frais dus par chaque titulaire d'un compte bancaire à leur établissement financier. Des frais bancaires qui concernent la presque totalité des...
-
Paiement refusé avec sa carte bancaire : 6 raisons possibles
La carte bancaire est un moyen de paiement largement utilisé aujourd’hui que ce soit pour effectuer des achats chez des commerçants, des achats en ligne ou pour retirer des espèces à un...
-
Cession sur salaire : définition et fonctionnement
Lorsqu’une personne ne parvient plus à s’acquitter de ses dettes, notamment à rembourser un crédit, elle peut demander la mise en place d’une cession sur salaire. Dans ce cadre,...
-
La notice d'information : qu'est-ce que c'est ?
La notice d’information est un document obligatoire qui doit être annexé au contrat de bail d’un logement, avec l’état des lieux. Cette notice informative doit être soigneusement lue avant...
-
Quelle est la différence entre un créancier et un créditeur ?
Dans le cadre du langage financier, on entend parler de créancier, de créditeur et d’autres termes, en opposition à celui de débiteur, sans toujours savoir ce que ces mots recouvrent. Si le...
-
Déclarer un sinistre : quel est le délais ? Quelle est la procédure ?
Toute déclaration d’un sinistre implique pour un assuré de répondre à des conditions de délai prévues dans son contrat d’assurance, ou au moins des délais qui respectent certaines règles...
-
Le cash stuffing, une façon de bien gérer son budget : explication !
Le cash stuffing a le vent en poupe aujourd'hui, notamment chez les plus jeunes, en particulier ceux dont les revenus sont serrés et qui sont touchés de plein fouet par l'inflation qui sévit...
-
Le Relevé d'Identité Bancaire (RIB) : quelle utilité ? À quoi correspondent les chiffres ?
Le Relevé d’identité bancaire, plus connu sous son intitulé raccourci de RIB, est un document fourni par la banque et qui renseigne précisément l’identification de votre compte bancaire....
-
Fiché au FICP : quelles incidences ? Comment en sortir ?
Le FICP, pour Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, est un dispositif géré par la Banque de France pour répertorier les particuliers en situation de...
-
Qu'est-ce qu'une néobanque ? Avantages et inconvénients
Les néobanques sont apparues à partir des années 2000 et ont fait leur place dans le paysage des réseaux bancaires traditionnels. Une néobanque a pour objectif de proposer des services...
-
Ma banque peut-elle décider de fermer mon compte bancaire ?
Une banque a parfaitement le droit de clôturer un compte bancaire de sa propre initiative, en respectant un délai de préavis de 2 mois pour informer de sa décision le titulaire du compte, qui...
-
Les agios : qu'est-ce que c'est ? Comment les négocier ?
La gestion des comptes d’un foyer n’est pas toujours simple. Lorsque vous vous retrouvez dans le négatif ou que vous dépassez le plafond du découvert autorisé, des agios s’appliquent. Ces...
