Le meilleur tauxpour votre financement
Conseils et outilspour vos finances
Devis gratuit, rapideet sans engagement
Co-emprunteur : définition, quels droits et devoirs ?

Dans le cadre d’un crédit, l’emprunteur peut être secondé d’un co-emprunteur. Si cet emprunt à deux est fréquent dans le cadre d’un couple ou de parents pour leurs enfants, cette situation engage pleinement les deux co-emprunteurs et les expose aux mêmes droits (excepté la co-acquisition) et aux mêmes devoirs. Faisons le point pour mieux comprendre le rôle du co-emprunteur.
Qu’est-ce qu’un co-emprunteur ?
Dans le cadre d’un crédit immobilier ou d’un prêt à la consommation, le co-emprunteur est une personne physique qui souscrit le contrat d’emprunt de manière conjointe avec l’emprunteur. S’il s’agit généralement du conjoint de l’emprunteur, le co-emprunteur peut également être un parent ou un proche.
Le co-emprunteur est soumis aux mêmes devoirs et dispose des mêmes droits que l’emprunteur. Il participe lui aussi au remboursement du crédit souscrit, mais il peut librement décider de fixer le montant qu’il verse pour sa contribution avec l’emprunteur. Néanmoins, ces droits égaux se limitent au crédit stricto sensu. En effet, le co-emprunteur n’est pas d’office un co-acquéreur. S’il contribue à rembourser le prêt, il ne devient pas pour autant co-propriétaire du bien immobilier acquis et il ne signe pas l’acte de vente chez le notaire.
Le co-emprunteur est perçu par les banques comme une sorte de caution solidaire. Ainsi, en cas de non-paiement de la part de l’emprunteur, la banque sait qu’elle peut se tourner vers le co-emprunteur pour percevoir son dû. Cette garantie pour la banque est rassurante et très présente puisque près de 70 % des crédits immobiliers sont souscrits à deux. Dans plus de 80 % des cas, le co-emprunteur est une femme. Enfin, si les prêts immobiliers sont les plus souscrits sous cette forme, le recours à un co-emprunteur est fréquent et possible avec les prêts personnels, les crédits auto, les prêts pour travaux, les crédits renouvelables et les rachats de crédits.
Le recours à un co-emprunteur est une opportunité avantageuse dans le cadre d’une demande de crédit. Cette aide précieuse est en effet un facteur supplémentaire de chance d’obtenir un prêt puisque la banque y verra deux moyens de percevoir son dû. En outre, c’est également la possibilité de souscrire un emprunt plus important puisque l’addition des revenus des deux co-emprunteurs augmente les montants disponibles. Enfin, ce co-emprunt est un moyen de plus de négocier des conditions plus avantageuses auprès de la banque prêteuse, dans la mesure où celle-ci dispose de meilleures garanties de remboursement qu’avec un seul emprunteur.
Qui peut devenir co-emprunteur ?
Devenir co-emprunteur est possible pour toute personne majeure qui ne figure pas dans le Fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) de la Banque de France. Le co-emprunteur s’engage à participer au remboursement du crédit, mais rappelons qu’il ne peut être désigné co-acquéreur dans le cadre d’un crédit immobilier.
Pour s’assurer de la solvabilité du co-emprunteur, la banque étudie les situations professionnelle et personnelle de celui-ci et elle vérifie plusieurs points, notamment le taux d’endettement du co-emprunteur, son apport personnel, le montant de ses charges mensuelles et son reste à vivre. En effet, le co-emprunteur doit être tout autant capable de rembourser le crédit que l’emprunteur si ce dernier venait à faire défaut.
Quels sont les devoirs du co-emprunteur ?
Dès lors que le co-emprunteur s’engage, il devient solidaire de l’emprunteur face à la banque. Il doit donc contribuer au remboursement du crédit souscrit avec l’emprunteur et, dans certains cas, assumer la totalité du remboursement si ce dernier n’en est pas capable. En effet, la banque se tournera vers les deux co-emprunteurs pour percevoir son dû.
Ainsi, le co-emprunteur doit s’assurer de sa capacité à participer au remboursement de l’emprunt, voire à l’assumer seul le cas échéant. Or, cet engagement court sur de nombreuses années et les aléas de la vie peuvent placer le co-emprunteur dans une situation difficile.
Qu’en est-il de l’assurance emprunteur ?
Dans le cadre de l’assurance de prêt qui accompagne le crédit souscrit, la situation est quelque peu différente. Deux cas se distinguent :
- L’assurance porte sur un seul co-emprunteur : dans ce cas, un seul des co-emprunteurs signe l’assurance et la finance. En revanche, seuls les sinistres dont est victime ce co-emprunteur seront pris en charge.
- L’assurance porte sur les deux co-emprunteurs : si l’assurance pèse indépendamment sur les deux co-emprunteurs, le tarif est doublé et chacun s’engage sur l’entièreté du crédit. Si l’assurance est par quotité, la cotisation et les obligations sont divisées entre les deux co-emprunteurs selon leurs revenus.
Que se passe-t-il si le co-emprunteur ne peut pas ou ne veut pas payer ?
Si l’emprunteur rencontre des difficultés dans le cadre du remboursement de son crédit, la banque peut légalement se retourner vers le co-emprunteur pour exiger le paiement de son dû. Toutefois, le co-emprunteur peut rencontrer lui aussi des difficultés pour assumer seul de telles mensualités ou tout simplement ne pas souhaiter bouleverser son mode de vie pour ce faire.
Si le co-emprunteur ne peut pas assumer sa part ou celle qui lui est demandée, il est possible de renégocier le crédit afin de revoir les mensualités. En effet, en réduisant le montant des remboursements mensuels et en allongeant la durée de l’emprunt, le budget de chacun pourra être mieux équilibré.
S’il refuse catégoriquement de payer les montants dus, la banque peut en revanche décider de bloquer les comptes bancaires concernés. Elle peut ensuite exiger une saisie sur le salaire du co-emprunteur ou sur ses biens. Enfin, si le refus persiste, le co-emprunteur peut être déclaré interdit bancaire auprès de la Banque de France.
Que se passe-t-il en cas de séparation des co-emprunteurs ?
Lorsque les co-emprunteurs étaient en couple, leur séparation impacte nécessaire le crédit immobilier souscrit.
Si le couple était marié et divorce, trois situations sont possibles :
- Les co-emprunteurs peuvent vendre le bien et rembourser leur crédit par anticipation. À noter que des pénalités peuvent s’ajouter.
- Un co-emprunteur peut conserver le bien, à condition qu’il puisse assumer seul le remboursement restant. Dans ce cas, la banque procède à une désolidarisation du prêt immobilier. Un report du crédit est généralement effectué.
- D’autres solutions peuvent être proposées, bien qu’elles soient plus rares : remplacement d’un co-emprunteur par un nouveau garant, hypothèque, caution, etc.
Si le couple était en union libre ou concubinage et se sépare, il n’existe pas de solidarité de remboursement. La souscription par l’un d’un crédit n’engage nullement l’autre à le rembourser.
Si le couple était pacsé et se sépare, la solidarité est de mise pour tous les emprunts souscrits, avec situation de co-emprunteur ou non.
Autres dossiers
-
Plan de remboursement : qu'est-ce que c'est ? Quelle utilité pour son crédit ? Lorsqu’un emprunteur souscrit un contrat de prêt immobilier, il s’engage à rembourser le capital emprunté accompagné des intérêts et des frais d’assurance à raison du versement de...
-
Autorisation de découvert : pour quoi faire ? Quand et comment la négocier ? Lorsque leurs clients sont à découvert, les banques sont libres d’appliquer le taux d’intérêt de leur choix, ou agios. Certaines proposent la possibilité d’un découvert autorisé, une...
-
Le montant restant dû d'un crédit : qu'est-ce que c'est ? Comment le calculer ? Souscrire un crédit auprès d’un établissement financier implique l’engagement de l’emprunteur à rembourser ce prêt, quelle que soit sa forme. Mais souscrire un crédit, c’est disposer...
-
Assurance scolaire : peut-on s'en passer ? Est-elle obligatoire ? À l’occasion de chaque rentrée scolaire, les parents dont les enfants fréquentent l’école maternelle ou primaire, le collège, ou le lycée se demandent très souvent s’il est bien...
-
Épargne de précaution : définition, comment la créer pour pallier aux difficultés Les Français sont reconnus comme étant de grands épargnants, et qui privilégient en particulier les placements sûrs et rentables comme l'immobilier, l'assurance vie, ou encore des produits...
-
Qu'est-ce qu'une caution solidaire ? Quel fonctionnement ? Réussir à louer un logement n’est pas toujours facile dans les grandes villes ou en tant qu’étudiant ou jeune actif. En effet, il est parfois difficile de se démarquer dans une masse de...
-
Comment booster son plan épargne entreprise (PEE) ? Un plan d'épargne d'entreprise (PEE) fait partie de ce que l'on appelle l'épargne salariale. Un moyen pour les salariés dont les entreprises mettent en place ce type de placement de moyen et long...
-
Terme à échoir et terme échu : quelle différence ? Terme à échoir, terme échu, des expressions que l'on entend souvent dans le cadre de paiements de transactions commerciales, pour le paiement d'un loyer, le versement des pensions de retraite, par...
-
Qu'est-ce qu'un apport personnel ? Est-il indispensable pour un crédit ? Lorsqu’un particulier souhaite souscrire un crédit immobilier pour devenir propriétaire, la banque lui demande généralement s’il dispose d’un apport personnel. Il s’agit d’une somme en...
-
Frais réels : comment calculer ses frais de repas et kilométriques pour ses impôts ? Au moment où l'administration fiscale calcule vos impôts, une déduction de vos revenus sous la forme d'un forfait de 10 % est automatiquement appliquée, sans aucune démarche de votre part donc,...
-
Délai de forclusion : qu'est-ce que c'est ? Dans le cadre d’un crédit, le délai de forclusion est une période au cours de laquelle les deux parties (le prêteur et l’emprunteur) peuvent faire valoir leurs droits respectifs. À l’issue...
-
Qu'est-ce qu'une néobanque ? Avantages et inconvénients Les néobanques sont apparues à partir des années 2000 et ont fait leur place dans le paysage des réseaux bancaires traditionnels. Une néobanque a pour objectif de proposer des services...
